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Culture

Cuisine balinaise : les plats à goûter et comment manger à Bali

Bali mange du porc dans un pays à majorité musulmane, cuisine pour ses dieux avant de cuisiner pour elle, et relève presque tout d’une même pâte d’épices. Voici les plats à reconnaître, où les goûter et comment commander sans se tromper.

  • Mis à jour le
  • 13 min de lecture
  • Par Kylian Dev
Cochon de lait rôti, doré et décoré de feuilles de palme, posé sur une natte lors d’une cérémonie balinaise
Photo : I Kadek Jaya Wiguna, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons (nouvel onglet). Crédits photo
Sommaire

À retenir

  • Les incontournables : babi guling, betutu, lawar, sate lilit et nasi campur pour le salé ; bubuh injin, pisang rai et jaje pour le sucré.
  • Bali, à majorité hindoue, mange du porc : le babi guling est un plat de cérémonie devenu plat de warung.
  • Presque tout part du base genep, la pâte d’épices balinaise, et le piment arrive surtout par le sambal servi à côté.
  • Le warung, petite cantine familiale, est l’endroit où l’on mange balinais au quotidien, pour quelques dizaines de milliers de roupies.
  • Végétarien, sans porc ou allergique : quelques phrases en indonésien et une poignée de mots à reconnaître sur la carte suffisent.

La cuisine balinaise n’est pas la cuisine indonésienne en plus épicé. Elle tient à trois choses qu’on ne retrouve pas ensemble ailleurs dans le pays : le porc, interdit à la majorité musulmane de l’archipel mais central dans les fêtes hindoues de l’île ; les offrandes, qui font de la nourriture un geste religieux quotidien ; et une pâte d’épices, le base genep, qui donne leur goût aux viandes, aux légumes et aux sauces.

Ce guide présente d’abord les plats à goûter, en photo, avec leur nom local pour les reconnaître sur une ardoise de warung. Il explique ensuite ce que la nourriture doit aux rites, les ingrédients de base, où et comment manger, les régimes et allergies, puis les boissons. Pour le contexte religieux, voyez temples et culture balinaise ; pour les fêtes où l’on cuisine le plus, Galungan et Kuningan.

Les plats balinais à goûter

Le plat le plus connu est le babi guling, cochon de lait farci d’épices et rôti à la broche. Suivent le betutu, poulet ou canard très épicé, le lawar, mélange de légumes, de coco et de viande hachée, le sate lilit, brochette de viande hachée enroulée sur une tige, et le nasi campur, assiette de riz et de petites portions.

  • Assiette de babi guling avec des brochettes de sate lilit et un bol de sauce

    babi guling

    Babi guling

    Cochon de lait farci de piment, curcuma, ail, gingembre et feuilles, rôti à la broche en le tournant jusqu’à ce que la peau soit brune et croustillante. Servi avec du riz et du lawar. D’abord plat de cérémonie, il se vend aujourd’hui dans les warung.

    Piment
    Relevé
    Où le goûter
    Les warung babi guling, nombreux autour de Gianyar, région réputée pour ce plat, et d’Ubud.

    Photo : Crisco 1492, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons (nouvel onglet). Crédits photo

  • Betutu servi sur une feuille de banane, avec riz safrané, légumes et sauce

    ayam betutu, bebek betutu

    Betutu

    Poulet (ayam) ou canard (bebek) enduit d’une pâte d’échalote, ail, curcuma, gingembre, galanga, noix de bancoul, piment, pâte de crevette et cacahuètes, puis cuit à la vapeur ou rôti. À Gianyar, on l’enveloppe de feuilles de bananier.

    Piment
    Très pimenté
    Où le goûter
    Gilimanuk, à l’ouest, connu pour un betutu très pimenté, et les restaurants balinais des régions touristiques.

    Photo : casey yancey from brooklyn, CC BY 2.0, Wikimedia Commons (nouvel onglet). Crédits photo

  • Assiette de lawar : légumes hachés, noix de coco râpée et viande épicée

    lawar merah, lawar putih

    Lawar

    Mélange de légumes (haricots verts, jacquier vert), de noix de coco râpée, de viande hachée et d’épices. Le lawar rouge contient du sang de porc ou de poulet, le blanc n’en contient pas. Il se gâte vite : on le mange le jour même.

    Piment
    Relevé
    Où le goûter
    À côté du babi guling, dans les warung balinais ; il en existe des versions végétariennes au jacquier.

    Photo : ちちゃ, CC BY 2.1 jp, Wikimedia Commons (nouvel onglet). Crédits photo

  • Brochettes de sate lilit grillées sur des tiges, servies avec du riz en cône et des sauces en feuille de bananier

    sate lilit

    Sate lilit

    Viande hachée (porc, poisson, poulet) mêlée de coco râpée, de lait de coco et d’épices, enroulée autour d’une tige plate de bambou ou de citronnelle puis grillée au charbon. « Lilit » veut dire enrouler.

    Piment
    Doux
    Où le goûter
    Dans le nasi campur et chez les vendeurs de sate ; en version poisson dans les villages de pêcheurs comme Kusamba, à l’est.

    Photo : Kresnanta, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons (nouvel onglet). Crédits photo

  • Nasi campur balinais sur feuille de bananier : riz, sate lilit, œuf, poulet et légumes

    nasi campur, nasi Bali

    Nasi campur

    Un tas de riz blanc et de petites portions : légumes, tofu, tempeh, poisson ou viande, sate, œuf, sambal. À Bali, les plats sont relevés au base genep. Le contenu change d’un warung à l’autre.

    Piment
    Relevé
    Où le goûter
    Partout, du warung de quartier à la cantine de l’aéroport. Le sambal est souvent à part : goûtez avant de mélanger.

    Photo : Gunawan Kartapranata, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons (nouvel onglet). Crédits photo

  • Bol de riz gluant noir nappé de lait de coco en spirale

    bubuh injin, bubur injin

    Bubuh injin

    Riz gluant noir cuit jusqu’à devenir crémeux, servi avec du lait de coco et du sucre de palme, parfois de la coco râpée. Version balinaise du bubur ketan hitam indonésien.

    Piment
    Pas pimenté
    Où le goûter
    Au petit-déjeuner de nombreuses guesthouses, et en dessert dans les warung.

    Photo : Robb1e, CC BY-SA 2.0, Wikimedia Commons (nouvel onglet). Crédits photo

  • Pisang rai verts roulés dans la noix de coco râpée, présentés dans une corbeille sur une feuille de bananier

    pisang rai

    Pisang rai

    Banane enrobée d’une pâte de farine de riz, cuite, puis roulée dans la noix de coco râpée et souvent arrosée de sucre de palme. La pâte est parfois teintée de vert.

    Piment
    Pas pimenté
    Où le goûter
    Sur les étals de gâteaux des marchés du matin, avec un café.

    Photo : Joseagush, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons (nouvel onglet). Crédits photo

  • Petits gâteaux balinais colorés roulés dans la noix de coco râpée, sur une assiette

    jaje Bali, jaja

    Jaje, les gâteaux balinais

    Petits gâteaux de farine de riz ou de riz gluant, de coco et de sucre de palme, souvent cuits à la vapeur dans une feuille de bananier : laklak, petite crêpe à la coco ; bantal ; jaje iwel ; sumping. Beaucoup entrent dans les offrandes.

    Piment
    Pas pimenté
    Où le goûter
    Les marchés du matin et les étals de jaje ; ils s’achètent à l’unité.

    Photo : Danangtrihartanto, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons (nouvel onglet). Crédits photo

  • Barquette de rujak : morceaux de mangue verte, papaye et goyave nappés de sauce au sucre de palme et piment

    rujak, rujak kuah pindang

    Rujak

    Fruits verts en morceaux (mangue, papaye, goyave, kedondong) avec une sauce au sucre de palme et au piment. Version balinaise : le rujak kuah pindang, dans un bouillon de poisson épicé ; le rujak bulung se fait aux algues.

    Piment
    Relevé
    Où le goûter
    Chez les vendeurs de rue et aux abords des sites fréquentés, comme Tanah Lot.

    Photo : Gunawan Kartapranata, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons (nouvel onglet). Crédits photo

  • Assiette de nasi goreng aux crevettes avec chips de crevette, tomate et piments

    nasi goreng, mie goreng

    Nasi goreng et mie goreng

    Riz (nasi) ou nouilles (mie) sautés à la sauce soja sucrée, le kecap manis, avec œuf, légumes et viande ou crevettes. Ce n’est pas une spécialité balinaise mais le plat le plus facile à trouver, à toute heure.

    Piment
    Doux
    Où le goûter
    Partout. Dans un warung balinais, la viande peut être du porc : demandez si besoin.

    Photo : Andy Li, CC0, Wikimedia Commons (nouvel onglet). Crédits photo

  • Noix de coco ouverte servie avec une paille, l’eau et la chair à l’intérieur

    es kelapa muda

    Es kelapa muda

    Eau de coco jeune servie fraîche avec sa chair tendre, parfois sucrée d’un sirop. Les jus de fruits frais, jus, se commandent au même étal.

    Piment
    Pas pimenté
    Où le goûter
    Les étals de plage et les warung, souvent directement dans la noix.

    Photo : Gunawan Kartapranata, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons (nouvel onglet). Crédits photo

Le niveau de piment est indicatif : il dépend du cuisinier et surtout du sambal ajouté. Dites « tidak pedas » (pas pimenté) en commandant.

Le porc, les offrandes et la cuisine de fête

Environ 87 % des Balinais sont hindous, dans un pays où les hindous ne sont qu’un peu moins de 2 %. L’interdit musulman sur le porc ne s’applique donc pas : le porc est la viande des fêtes, le bœuf est au contraire très peu consommé. Et avant de manger, on offre une part du repas aux dieux.

  • des habitants de Bali se déclarent hindous

    86 à 87 %

    Source : Wikipédia, Balinese Hinduism

  • d’hindous dans l’ensemble de l’Indonésie

    environ 1,7 %

    Source : Wikipédia, Balinese Hinduism

Le babi guling était d’abord préparé pour les cérémonies religieuses et coutumières ; c’est encore la pièce maîtresse des grandes fêtes. La veille de Galungan, appelée Penampahan, est le jour où l’on abat porcs et poulets pour le festin : dans les villages, les familles préparent alors lawar et sate ensemble. Le sens de cette fête est détaillé dans Galungan et Kuningan.

Chaque jour, après la cuisine et avant le repas, les familles déposent le banten saiban, ou jotan : une pincée de riz et des plats du jour sur un carré de feuille, pour les dieux et les forces inférieures. Le principe, yadnya sesa, veut que l’offrande passe avant soi. Pour les fêtes de temple, les offrandes deviennent des pyramides de riz, de gâteaux, de fruits et de viande portées en procession : les jaje y ont toute leur place.

Les bases : riz, base genep, coco et sambal

Le riz est la base de chaque repas, cultivé en terrasses irriguées par le système des subak, inscrit au patrimoine mondial. Le goût balinais vient du base genep, pâte d’épices pilées. La noix de coco, râpée, en lait ou en huile, le sucre de palme et le sambal complètent la cuisine de tous les jours.

Les ingrédients de base de la cuisine balinaise
IngrédientCe que c’estOù on le retrouve
Riz (nasi)Riz blanc cuit à la vapeur ; riz gluant blanc ou noir pour les dessertsChaque repas, les gâteaux, le bubuh injin
Base genepPâte d’ail, échalote, piment, gingembre, curcuma, muscade, cumin, sucre de palme, pâte de crevetteViandes, légumes, betutu, lawar, sate lilit
Noix de cocoRâpée, en lait ou en huileLawar, sate lilit, jaje, desserts
Sucre de palmeSucre brun en pain, fondu en siropDesserts, rujak, base genep
Sambal matahSauce crue : ail, échalote, piment, citron vert, citronnelle, huile de cocoÀ côté du poisson, du poulet, du nasi campur
Le base genep (« épices complètes ») est aussi appelé basa gede. Sa composition varie d’une famille à l’autre.

Dans un warung, la cuisine du jour est prête dès le matin et attend en vitrine : on compose son assiette, servie à température ambiante. Les plats populaires sont souvent ceux des familles : jukut urab, légumes mêlés de coco râpée ; tipat cantok, galettes de riz et légumes à la sauce cacahuète ; nasi jinggo, petite portion de riz et d’accompagnements enveloppée dans une feuille de bananier.

Les rizières qui nourrissent l’île se visitent : les plus belles terrasses sont décrites dans Sidemen et Munduk.

Où et comment manger : warung, marchés, commande

Le warung, petite cantine familiale, est la façon la plus simple et la moins chère de manger balinais : on y paie quelques dizaines de milliers de roupies pour une assiette. Le soir, les marchés de nuit réunissent des stands de grillades, de soupes et de desserts. On mange à la cuillère, la fourchette sert à pousser.

Cuisiniers grillant des brochettes sous les lampes d’un stand du marché de nuit d’Ubud
Stand de grillades au marché de nuit d’Ubud, fréquenté surtout par les habitants. Photo : Julia Kado, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons (nouvel onglet). Crédits photo
Où manger à Bali selon l’envie
LieuCe qu’on y mangeBon à savoir
WarungNasi campur, plats du jour en vitrine, nasi gorengOn montre les plats choisis, on paie à la fin ou au comptoir
Warung babi gulingBabi guling, lawar, soupe de porcUne seule spécialité, servie en assiette avec du riz
Marché de nuit (pasar malam)Sate, soupes, grillades, desserts, jusAmbiance locale, plats cuits devant vous
Marché du matinJaje, pisang rai, fruitsTôt, avec les achats pour les offrandes
Vendeurs ambulantsBakso (boulettes en soupe), rujak, sateCharrettes et motos équipées d’une petite cuisine
Restaurants et food courtsCuisine balinaise mise en scène, plats internationauxPrix affichés, plus chers que le warung
  1. Regardez ce que les autres mangent, et choisissez un warung où il y a du monde : la rotation garantit la fraîcheur.
  2. Au comptoir, montrez les plats en vitrine ; le prix dépend du nombre de portions choisies.
  3. Précisez le piment avant : « tidak pedas », pas pimenté.
  4. Demandez le prix avant si rien n’est affiché : « Berapa harganya ? »
  5. Pour l’addition, dites « Minta bon », et payez en roupies, en petites coupures.

Les Indonésiens mangent couramment avec une cuillère dans la main droite et une fourchette dans la main gauche, qui sert à pousser la nourriture ; le couteau est rare. Les sate se mangent à même la tige, les jaje avec les doigts.

Moto équipée d’une petite cuisine vitrée de vendeur de bakso, garée sur le port de Benoa
Les vendeurs de bakso, soupe de boulettes, circulent à moto avec leur cuisine. Photo : CEphoto, Uwe Aranas, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons (nouvel onglet). Crédits photo

Végétarien, sans porc, allergies : comment demander

Manger végétarien est facile à Bali : tofu, tempeh, légumes et riz sont partout, et le lawar existe en version au jacquier. Le sans porc se demande en indonésien, la langue du service. Les allergies demandent plus de vigilance : cacahuètes et pâte de crevette entrent dans beaucoup de sauces et de pâtes d’épices.

Assiette de warung : nouilles, galette de légumes, jacquier, riz, tofu, liserons d’eau et tempeh
Une assiette végétarienne de warung : nouilles, jacquier, tofu, tempeh et légumes. Photo : Mx. Granger, CC0, Wikimedia Commons (nouvel onglet). Crédits photo
  • Végétarien : le tempeh et le tofu (tahu) sont des protéines courantes, le lawar existe en version au jacquier, le jukut urab est fait de légumes et de coco.
  • Végan : méfiez-vous de la pâte de crevette (terasi), présente dans le base genep et de nombreux sambals, et de l’œuf du nasi goreng.
  • Sans porc : les warung affichant « halal » sont tenus par des musulmans et ne servent pas de porc. Ailleurs, demandez.
  • Allergie à l’arachide : les cacahuètes entrent dans la pâte du betutu, dans la sauce du rujak et dans celle du tipat cantok.
  • Allergie aux fruits de mer : la pâte de crevette est invisible dans les sauces ; le sate lilit et le nasi campur contiennent souvent du poisson.
Phrases en indonésien pour commander
IndonésienCe que ça veut dire
Saya vegetarian.Je suis végétarien.
Saya tidak makan babi.Je ne mange pas de porc.
Saya alergi akan kacang tanah.Je suis allergique à l’arachide.
Saya alergi akan udang.Je suis allergique aux crevettes.
Tidak pedas.Pas pimenté.
Berapa harganya ?Combien ça coûte ?
Minta bon.L’addition, s’il vous plaît.
Terima kasih.Merci.
L’indonésien est la langue de service partout à Bali ; le balinais est la langue des familles, il n’est pas utile pour commander.
Mots à reconnaître sur une carte de warung
MotSens
babiporc
ayampoulet
bebekcanard
sapibœuf
ikanpoisson
udangcrevette
tahu, tempetofu, tempeh
sayurlégumes
kacangcacahuète, haricot
goreng, bakarfrit, grillé
pedaspimenté

Les boissons : café de Kintamani, kopi luwak, jus et arak

Le café balinais pousse surtout sur les hauteurs de Kintamani, dont l’arabica a obtenu en 2008 la première indication géographique d’Indonésie. Le kopi luwak se goûte avec recul, à cause des civettes élevées en cage. Côté frais : eau de coco, jus de fruits, jamu. Côté alcool : bière, brem et arak, à acheter en bouteille scellée.

Tasse de café noir entourée de petites tasses d’infusions et de thés sur une table en bois
Café et infusions servis en dégustation à Bali. Photo : David Bacon, CC BY 2.0, Wikimedia Commons (nouvel onglet). Crédits photo
  • Kopi Bali : le café noir local, appelé kopi selem à Bali, se prépare comme le kopi tubruk indonésien, eau chaude versée sur le café moulu fin, sans filtre et souvent sucré ; laissez le marc retomber avant de boire. L’arabica de Kintamani pousse au-dessus de 900 mètres, sur les pentes du mont Batur.
  • Kopi luwak : grains récoltés dans les déjections de civettes. Les enquêtes ont montré des civettes en cage, nourries de force, et des cafés étiquetés « sauvages » qui ne l’étaient pas. Les plantations ouvertes aux visiteurs en montrent souvent : à vous de juger.
  • Jamu : boisson traditionnelle au gingembre ou au curcuma, avec citron vert et miel.
  • Eau de coco, jus de fruits frais et daluman, boisson glacée aux feuilles de cincau, lait de coco et sucre de palme.
  • Brem : vin de riz gluant fermenté, blanc ou noir, servi aussi dans les offrandes.

La table balinaise : invité, fêtes et vie de village

La nourriture balinaise se partage d’abord avec les dieux : les grands repas suivent les fêtes, Galungan, l’odalan d’un temple, un mariage, et les plats de fête, babi guling, lawar, sate, y sont préparés en quantité. Invité, attendez qu’on vous serve, goûtez un peu de chaque plat et ne touchez pas aux offrandes.

Pour les fêtes de temple, les familles préparent des offrandes de riz, de gâteaux, de fruits et de viande, portées en procession puis rapportées à la maison. Si vous êtes invité à une cérémonie, une tenue de temple, sarong et ceinture, est attendue même pour le repas.

  • Attendez qu’on vous invite à vous servir ; goûter un peu de chaque plat suffit.
  • Un sate se mange à même la tige ; un nasi jinggo se déballe et se mange dans sa feuille.
  • Ne touchez pas aux offrandes posées sur la table ou à terre : elles ne sont pas pour les convives.

Pour assister à une fête de village dans de bonnes conditions, consultez le calendrier des fêtes. La danse qui accompagne souvent ces soirées est expliquée dans musique et danse balinaise, et les marchés où s’achètent offrandes et gâteaux dans artisanat et marchés de Bali.

Questions fréquentes

Quel est le plat typique de Bali ?

Le babi guling, cochon de lait farci d’épices et rôti à la broche, servi avec du riz et du lawar. Viennent ensuite le betutu, le sate lilit et le nasi campur.

Pourquoi mange-t-on du porc à Bali ?

Parce que Bali est hindoue à environ 87 %, dans une Indonésie à majorité musulmane. L’interdit musulman ne s’y applique pas, et le porc est la viande des fêtes.

La cuisine balinaise est-elle très pimentée ?

Elle est relevée, surtout par le sambal servi à côté. Le betutu est le plus fort. Dites « tidak pedas » pour un plat pas pimenté.

Peut-on manger végétarien à Bali ?

Oui, facilement : tofu, tempeh, légumes et riz sont partout. Pour les végans, attention à la pâte de crevette dans les sauces.

Combien coûte un repas dans un warung ?

Quelques dizaines de milliers de roupies pour une assiette de nasi campur, selon le lieu et les plats choisis. Les fourchettes sont dans le guide du budget.

Faut-il goûter le kopi luwak ?

C’est un choix personnel. Les enquêtes ont montré des civettes élevées en cage et des étiquetages trompeurs ; le café arabica de Kintamani se goûte sans ce problème.

Sources

Chiffres et règles relevés le 19 octobre 2026 sur les sources ci-dessous. Les règles d’entrée et les tarifs changent : vérifiez-les toujours sur les sites officiels avant le départ.

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